Ce que les clients désirent et que la logistique réalise

MISUMI Europa GmbH

MISUMI, fabricant mondial et principal pres- tataire de composants mécaniques et de matériaux indirects pour la construction de machines spéciales et l’automatisation de l’assemblage, a chargé SSI Schäfer de la réa- lisation de son nouveau centre logistique de 10 000 m2 à Francfort/ Main en Allemagne. Un centre conçu sur mesure pour la stratégie du commerce électronique de l’entreprise et pour répondre aux objectifs de croissance du futur.

Jörg Gonnermann (MISUMI) aborde les défis de l’e-commerce interentreprise, une branche qui n’est pas à l’abri des exigences élevées du marché et de la pression causée par des cycles d’innovation raccourcis.

Monsieur Gonnermann, quel est le rôle du commerce électronique pour votre entreprise ?

JG : L’intégration des processus de développement, de production, de commande et de livraison visée par le concept de l’Industrie 4.0, en particulier pour le secteur de la construction mécanique, exige de tous les participants qu’ils accélèrent la numérisation et l’interconnexion de tous leurs processus commerciaux. Dans cette mesure, l’e-commerce, dans toutes ses formes, est un composant intégral de notre stratégie, et il s’avère indispensable pour pouvoir exister sur le marché.

La numérisation et le commerce électronique sont depuis toujours soumis à une certaine dynamique. Comment percevez-vous le développement de ce canal de vente, et à quels défis se voit alors confrontée une entreprise comme MISUMI ?

JG : On s’écarte de plus en plus des processus classiques passant par le téléphone, le papier ou le fax. MISUMI a augmenté son « taux de numérisation », à savoir la proportion des transactions commerciales qui passent par les canaux électroniques, pour passer à plus de 70 % ces dernières années. Il existe à cet effet des normes qu’un acteur du marché doit absolument maîtriser. De plus, l’individualisation des produits et prestations devient un facteur décisif sur le marché. Les fournisseurs doivent donc être en mesure de s’adapter rapidement aux nouvelles exigences de leurs clients.

Ces exigences du marché sont très élevées. D’après vous, quels sont les éléments essentiels pour prendre pied sur le marché du commerce électronique et réussir ?

JG : Ce qui est important : « Get the basics right first! » (Partez sur de bonnes bases !). Les données, les processus et l’organisation doivent aujourd’hui être orientés vers la numérisation. En outre, des architectures système robustes, flexibles et ouvertes, qui ne sont souvent disponibles que dans le cloud, sont indispensables. Une autre clé est la qualité des données produits, qui permet l’élaboration d’un bon contenu, pertinent, mais qui permet aussi de transmettre le « jumeau numérique (digital twin) ».

Mais que nous réserve au juste l’avenir du commerce électronique ?

JG : L’intégration de fournisseurs tels que MISUMI dans la chaîne des fournisseurs et dans la chaîne de valorisation augmente. Pour pouvoir livrer à temps les produits et les prestations, une telle intégration numérique sera à l’avenir la norme. Être présent sur le marché ne suffira plus. Les entreprises sont plutôt invitées à développer et mettre en œuvre de nouveaux contenus et de nouvelles offres spécifiques pour leurs clients afin de se distinguer de la concurrence.

Un thème passionnant. Venons-en à la logistique du commerce électronique : Quelles sont à votre avis les trois meilleures décisions à prendre, et celles à ne pas prendre ?

 JG : À prendre : offrir des services spécifiques au client et une préparation des commandes rapide, quel que soit le canal de distribution. Parmi les choses à ne pas faire, on compte la non disponibilité des marchandises, le non-respect des délais de livraison indiqués, et même la livraison des mauvais produits.

Le nouveau centre de distribution MISUMI de Francfort a une capacité d’environ 450 000 articles sur 10 000 m² – quelles étaient les exigences particulières pour ce centre logistique ?

JG : Les clients attendent d’un prestataire e-commerce la disponibilité des produits proposés et une livraison rapide.

En Europe, la livraison à nos clients de produits qui se trouvent dans l’entrepôt de Francfort se fait en une journée. En plus des produits en entrepôt, donc des pièces standard issues de la production interne ou d’une production externe, nos pièces fabriquées sur  commande  transitent également par notre centre logistique. Celles-ci sont actuellement essentiellement fabriquées au Japon, en Chine et au Vietnam. Pour les clients cependant, les différents canaux d’approvisionnement ne doivent jouer aucun rôle. Toutes les marchandises, indépendamment de leur provenance, sont par conséquent regroupées dans l’entrepôt de Francfort pour des expéditions individualisées selon les besoins du client.

Il va de soi que le thème de l’automatisation a aussi joué un rôle dans la planification de votre concept logistique. Pensez-vous que l’automatisation soit une évidence ?

JG : Les cycles d’innovation dans le secteur des machines-outils vont continuer de se raccourcir. Pour développer leurs produits, nos clients disposent de toujours moins de temps. D’où notre devise : « Tout est une question de temps. » Chez MISUMI, la part élevée des activités de cross-docking (> 50 %) exige des processus spécifiques. Pour le transbordement des pièces fabriquées sur commande, nous suivons un principe très strict : les produits livrés sont amenés dans une zone de regroupement dès leur arrivée. Ils sont ensuite préparés par client avec des articles issus du stock de l’entrepôt. Si une commande est complète, la livraison est expédiée au client le jour même.

Ce processus complexe ne peut que difficilement être mis en œuvre sans automatisation avec un nombre d’articles planifié d’environ 450 000 UGS en stock et 20 000 lignes d’expédition par jour. Mais d’une façon générale, l’automatisation n’est pas non plus une obligation. Nous avons donc misé, pour environ 250 000 UGS, sur une installation de rayonnages à étagères à 4 niveaux de la société SSI Schäfer, au sein de laquelle nous continuons à travailler manuellement. Cependant, cet espace de stockage est relié à chaque étage à la technique de convoyage, afin que les marchandises soient transportées automatiquement depuis et vers la zone de stockage.
 
Et comment envisagez-vous les futures étapes de ce projet ?

JG : Les travaux de montage au sein du centre logistique vont bon train. Nous utilisons le logiciel logistique WAMAS® pour le pilotage coordonné des flux des marchandises. L’automatisation sera terminée fin octobre. Puis viendront la phase de test et de mise en service, ainsi que le démarrage de l’installation complète en mars 2020.

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